Un rig pour carpe développé à partir d’images sous-marines
Beaucoup de rigs pour carpes naissent de la confiance, de l’expérience et des résultats au bord de l’eau. Pour ce montage, une source d’information supplémentaire joue un rôle important : les images sous-marines de carpes en chasse.
La vidéo explique un montage qui combine plusieurs éléments efficaces issus d’images sous-marines précédentes. La base s’inspire d’un rig qui, lors d’un film sous-marin, a montré un excellent ratio entre les touches et les carpes ferrées.
Quelques ajustements personnels ont ensuite été ajoutés. Un exemple important est l’utilisation d’une quantité relativement importante de pâte à modeler à la jonction entre la section rigide et la section souple. Un petit morceau de pâte est aussi placé directement sur l’hameçon.
Ces détails ne sont pas ajoutés au hasard. Les images sous-marines ont montré que du poids supplémentaire aux bons endroits influence la vitesse à laquelle l’hameçon tourne et tombe dès qu’une carpe tente de recracher l’appât.
Pourquoi ce montage est plus élaboré qu’un montage standard
Le pêcheur dans la vidéo indique qu’il préfère généralement pêcher avec des rigs simples. Surtout quand l’objectif est de capturer plusieurs carpes, les montages simples offrent des avantages évidents.
Ils se montent rapidement, se préparent facilement à l’avance et se remplacent immédiatement après une prise. Avec plusieurs bas de ligne prêts, il suffit de fixer un nouveau montage au bord de l’eau pour continuer à pêcher rapidement.
Le montage présenté dans cette vidéo est plus élaboré. Il n’est pas particulièrement difficile à monter, mais comporte plus d’éléments et d’étapes. La préparation demande donc plus de temps.
Cet effort supplémentaire est surtout destiné aux situations où chaque opportunité compte. Pensez aux plans d’eau difficiles, aux carpes méfiantes ou à une pêche ciblée sur un poisson particulier. Dans ces cas, il est judicieux d’optimiser chaque détail à votre avantage.
La combinaison d’une section rigide et d’une section souple
Le montage se compose de deux matériaux bien distincts. Pour la section rigide, on utilise un bas de ligne 60 lb snag leader. Ce mono robuste forme la partie rigide du bas de ligne.
Pour la partie près de l’hameçon, on utilise une tresse Naturals Super Soft de 35 lb. Cette tresse très souple est doublée et reliée à la section rigide.
La section rigide aide le rig à repousser le plomb lors du lancer. Cela réduit le risque d’emmêlement et permet au montage d’être bien tendu après l’atterrissage.
La section souple donne justement de la liberté de mouvement à l’hameçon. Quand une carpe approche l’appât de différentes directions, la partie hameçon peut bouger et tourner plus librement.
Cette combinaison assure donc contrôle pendant la présentation et flexibilité au moment où la carpe prend l’appât.
La bonne longueur de la boucle souple
Lors de la préparation de la section tressée, la tresse est pliée en deux. La longueur de cette boucle est adaptée à un hameçon Wide Gape Long Shank taille 6.
En faisant la boucle à peu près de la même longueur que l’hameçon, on obtient une section souple contrôlée. Elle est assez longue pour laisser l’hameçon bouger librement, mais pas trop pour que la présentation reste stable et prévisible.
Surtout avec les rigs techniques, de petites différences de longueur peuvent influencer le fonctionnement. C’est pourquoi l’hameçon est utilisé comme référence simple. Ainsi, plusieurs bas de ligne peuvent être préparés de la même manière.
Le nœud Albright étape par étape
Les matériaux rigides et souples sont reliés par un nœud Albright. Pour cela, une partie de la section rigide en mono est repliée en premier.
La tresse double est passée dans l’ouverture entre les deux parties de monofilament. Puis la tresse est enroulée cinq fois autour du mono replié.
Ensuite, deux tours supplémentaires sont faits par-dessus les spires précédentes. L’extrémité est ensuite repassée dans la boucle du monofilament.
Lorsque le nœud est serré avec soin, il forme une transition compacte et solide entre la section rigide et la partie souple du bas de ligne.
Prenez votre temps en serrant et assurez-vous que les spires soient bien alignées côte à côte. Un nœud mal serré peut être moins solide et crée une transition plus épaisse et moins propre.
Une section rigide d’environ quatre pouces
Après avoir réalisé le nœud Albright, la section rigide est coupée à environ quatre pouces. Un nœud loop parfait est fait à l’extrémité.
Cette boucle permet de fixer rapidement le rig à un système de plomb adapté ou à une connexion quick-change.
Un avantage important est que la section rigide dure longtemps. Après une prise, il n’est pas nécessaire de remplacer automatiquement tout le rig. Tant que le matériau n’est pas endommagé et que les nœuds restent fiables, la même section rigide peut produire plusieurs carpes.
La fabrication de la section boom est la partie la plus longue du montage. Mais comme elle est réutilisable, ce travail n'a pas besoin d'être refait après chaque touche.
Préparation du flipper
Ensuite, on ajuste un flipper. La partie arrière est raccourcie d'environ moitié. Puis le flipper est enfilé sur la section tressée à l'aide d'une aiguille à boilie.
Le flipper influence l'angle sous lequel la sous-ligne quitte l'œillet de l'hameçon. Cela permet à l'hameçon de tourner plus rapidement lorsque l'appât entre dans la bouche de la carpe.
Le raccourcissement permet au flipper de s'adapter à l'hameçon choisi sans limiter inutilement la liberté de mouvement de la section souple.
Après la pose, vérifiez toujours que le flipper est droit et intact. La ligne doit pouvoir glisser librement dans le matériau sans accrocs.
Fixation de l'hameçon et du hook ring swivel
La boucle tressée est passée dans l'œillet de l'hameçon Wide Gape Long Shank. Puis un hook ring swivel est enfilé sur la boucle.
Ensuite, la boucle complète est repliée sur l'hameçon. Cela fixe l'hameçon à la sous-ligne comme avec un lasso.
Cette construction laisse de la place à l'anneau pivotant (hook ring swivel) pour glisser le long de la hampe de l'hameçon. L'appât peut ainsi glisser hors de l'hameçon lors du recrachage, tandis que la pointe reste libre pour accrocher la chair.
L'hameçon choisi a une longue hampe et un large crochet. Combiné avec le flipper et la section tressée souple, cela crée une présentation qui doit pouvoir tourner rapidement.
Pourquoi il y a autant de putty sur le montage
Un élément remarquable du montage est la quantité de putty. Un morceau relativement grand est placé autour du nœud Albright, précisément à la jonction entre la section rigide et la section souple.
Ce poids aide à maintenir le bas de ligne contre le fond. En même temps, il peut servir de pivot lorsque la carpe prend l'appât et tente de le recracher.
De plus, un petit morceau de putty est placé juste derrière l'ardillon sur l'hameçon. Ce poids supplémentaire vise à faire tomber la pointe de l'hameçon plus rapidement vers le bas.
Lorsque la carpe souffle l'appât, vous ne voulez pas que l'hameçon se déplace sans poids vers l'extérieur. En ajoutant stratégiquement du poids, on cherche à faire tourner l'hameçon plus rapidement dans la lèvre inférieure.
La quantité doit être soigneusement ajustée. Trop peu de poids peut avoir peu d'effet, tandis qu'un excès peut rendre la présentation artificielle ou annuler complètement la flottabilité de l'appât.
Préparer l’appât dumbbell.
Pour ce montage, un wafter en forme de dumbbell est utilisé. Un trou d’environ trois millimètres est percé à la base.
Cette ouverture sert à faire disparaître partiellement le hook ring swivel et le putty dans l’appât. Ainsi, le poids est intégré de manière compacte et l’extérieur de la présentation reste propre.
Après le perçage, une fine aiguille à boilies est passée à travers tout le wafter. Cela prépare le passage pour le bait floss qui fixera l’appât.
Percez doucement et vérifiez régulièrement la profondeur. Si l’ouverture devient trop grande ou trop profonde, l’appât peut se déchirer ou ne pas tenir fermement sur le floss.
Fixer l’appât avec le bait floss.
Un morceau de bait floss est passé dans l’anneau du hook ring swivel. Ensuite, l’appât dumbbell est enfilé sur le floss à l’aide de l’aiguille à boilies.
Autour du hook ring swivel, une petite quantité de putty est appliquée à nouveau. Ensuite, le swivel et le putty sont insérés dans le trou pré-percé du wafter.
Ainsi, le poids est partiellement dissimulé dans l’appât. La présentation reste compacte et la flottabilité peut être équilibrée avec précision.
L’extrémité du bait floss est chauffée délicatement avec un briquet pour former une petite boule. Cela empêche l’appât de glisser le long du floss.
Ne tenez pas la flamme directement contre l’appât. Chauffez seulement l’extrémité du floss et aplatissez doucement la petite boule fondue si nécessaire.
Vérifiez la flottabilité avant de lancer.
Comme le putty est utilisé à plusieurs endroits, il est important de tester le montage au bord de l’eau avant de lancer. L’appât doit se comporter comme vous l’avez prévu.
Un wafter doit compenser partiellement le poids de l’hameçon, sans se tenir comme un pop-up haut au-dessus du fond. En incorporant du putty dans l’appât, vous pouvez ajuster cet équilibre avec précision.
Si l’appât coule trop lourd, retirez une petite quantité de putty ou utilisez un wafter avec plus de flottabilité. Si l’appât flotte trop, vous pouvez ajouter un peu plus de poids avec précaution.
Vérifiez également que l’hameçon peut tourner librement et que le hook ring swivel glisse sans résistance le long de la hampe de l’hameçon.
Pour quelles situations ce montage est-il destiné ?
Ce montage est surtout intéressant dans les situations où vous n’attendez pas beaucoup de touches. Sur un plan d’eau avec un gros cheptel et beaucoup d’activité, un hair rig simple et rapidement remplaçable peut être plus pratique.
Si vous pêchez spécifiquement une carpe difficile ou sur un plan d’eau où les poissons ont vu beaucoup de rigs, accorder une attention particulière au fonctionnement de votre montage peut être précieux.
Le rig combine plusieurs caractéristiques : un boom rigide pour une présentation soignée, une section d’hameçon souple pour la liberté de mouvement, et un poids supplémentaire pour faire tourner l’hameçon plus rapidement.
Le but n’est pas de créer un rig infaillible. Aucun rig carpe ne ferrera à chaque pickup. Le montage cherche surtout à réduire la probabilité qu’une carpe puisse prendre l’appât sans problème puis le recracher.
Que va-t-on apprendre dans cette vidéo How-to ?
Dans la vidéo, vous suivez étape par étape la préparation des parties rigides et souples du rig, reliées par un nœud Albright. Vous apprenez aussi à déterminer la longueur du boom et de la boucle tressée.
Ensuite, la vidéo explique comment monter le flipper, l’hameçon et le hook ring swivel. Vous voyez où placer les différentes portions de pâte et leur rôle dans le rig.
Enfin, l’appât dumbbell est percé, fixé avec du bait floss et équilibré en tirant partiellement le swivel et la pâte dans le wafter.
La leçon principale est qu’un rig technique n’a pas besoin d’être compliqué à comprendre. Chaque composant a une fonction claire. Quand vous savez pourquoi un élément est ajouté, vous pouvez mieux juger si le montage convient à votre spot et à votre façon de pêcher la carpe.
Plus de préparation pour une meilleure chance
Ce rig demande plus de temps à nouer qu’un bas de ligne standard simple. Pourtant, cette préparation supplémentaire peut être justifiée lorsque vous pêchez des carpes difficiles à prendre.
En combinant les leçons tirées d’images sous-marines, le montage cherche à limiter plusieurs possibilités d’évasion. L’hameçon bénéficie d’une grande liberté de mouvement, tout en étant alourdi à des points stratégiques.
Préparez les sections de boom chez vous, vérifiez soigneusement tous les nœuds et testez chaque rig avant de l’utiliser à l’eau. Cela évite que les composants supplémentaires ne créent de l’incertitude.
Pour les carpistes qui souhaitent mieux comprendre la mécanique de leur rig et aiment expérimenter avec des présentations techniquement affinées, cette vidéo How-to offre une explication intéressante et directement applicable.












