[ENG] Pêche de la carpe en Afrique du Sud avec Samir et Claire

[ENG] Karpervissen in Zuid-Afrika met Samir en Claire - KarperCentrale

Trois semaines de pêche à la carpe dans l’Afrique du Sud sauvage

Certaines vidéos de carpe se concentrent sur un seul plan d’eau, une seule tactique ou une prise particulière. Ce film de Samir et Claire est tout autre. Pour leur première grande aventure avec Fox International, ils parcourent l’Afrique du Sud pendant trois semaines, passant d’un plan d’eau à l’autre sans jamais savoir à l’avance ce qu’ils vont y trouver.

De grands lacs de retenue ouverts, des forêts inondées, des distances extrêmes, des fonds rocheux durs et des eaux quasiment jamais pêchées se succèdent. Et comme si la pêche à la carpe n’était pas déjà assez exigeante, ils partagent cet environnement avec des hippopotames, crocodiles, serpents, éléphants, lions et autres animaux sauvages d’Afrique.

Le résultat n’est pas une vidéo de session classique, mais un film carpe complet où l’aventure, la tactique, l’amitié et la persévérance sont au moins aussi importants que les prises finales.

Commencer par une formation carpe sud-africaine

Samir et Claire choisissent délibérément de ne pas imposer leur plan dès la première semaine. Ils veulent d’abord comprendre comment les carpistes locaux abordent les grands plans d’eau sud-africains.

C’est un choix judicieux. La connaissance locale est précieuse sur un grand plan d’eau inconnu. Où se déplacent les carpes ? Quelles profondeurs donnent généralement du poisson ? Où se trouvent les pierres, les arbres et les anciens lits de rivière ? Et peut-être plus important encore : comment se déplacer en toute sécurité dans un environnement où vivent aussi des animaux dangereux ?

Il s’avère rapidement que beaucoup de techniques locales sont étonnamment proches de la manière dont Samir et Claire pêchent eux-mêmes sur les grands plans d’eau européens. Ils décident donc de partir de leur approche habituelle et de ne changer que si les conditions ou les prises l’exigent.

Confiance dans des rigs éprouvés

Sur le premier plan d’eau, Samir choisit délibérément une rig simple. Il utilise des bas de ligne solides combinés à une tresse principale coulante et opte à l’extrémité pour des Multi Rigs avec des hameçons Wide Gape Long Shank.

Comme appâts, on utilise notamment des tigernuts et du maïs. C’est une présentation en laquelle on a beaucoup de confiance et qui correspond au matériel robuste nécessaire sur ces grands plans d’eau.

C’est là une leçon importante tirée de ce film : ne changez pas tout simplement parce que vous pêchez dans un autre pays. Un rig qui fonctionne mécaniquement bien et en lequel vous avez une confiance totale peut très bien marcher à des milliers de kilomètres de chez vous.

Une petite différence de profondeur peut tout changer

La première nuit reste calme. Les pêcheurs à proximité ont des touches dans une eau un peu plus profonde. Plutôt que d’attendre obstinément, quelques cannes sont déplacées vers des profondeurs similaires.

Ce changement provoque presque immédiatement de l’action.

Plus tard, le même schéma se répète. Quand d’autres pêcheurs prennent de grosses carpes à environ 6 mètres de profondeur, Samir déplace ses rigs d’environ 5,5 à 6,2 mètres. Cette différence de moins d’un mètre suffit à déclencher rapidement une touche.

Cela montre à quel point les carpes suivent parfois précisément certaines lignes de profondeur sur un grand plan d’eau. Un spot peut sembler parfait en structure, mais si les poissons nagent un peu plus profond, vous pouvez rester des heures en dehors de leur trajectoire réelle.

Restez à l’écoute de ce que les carpes vous disent

Le fil rouge de tout le séjour est l’adaptabilité. Les cannes qui ne produisent pas ne sont pas laissées à l’abandon. Samir et Claire observent les prises des autres, regardent les carpes sauter et utilisent un sondeur pour explorer de nouvelles zones.

Quand une certaine profondeur donne plusieurs poissons, on déplace plus de cannes vers cette profondeur. Quand les carpes se montrent plus loin du bord, on avance les rigs. Si un spot contient trop d’obstacles, on cherche une profondeur similaire quelques mètres plus sûre.

Sur un plan d’eau inconnu, c’est essentiel. Chaque touche, chaque décroche et chaque observation apporte de nouvelles informations.

De beaucoup d’action à une pêche extrême en obstacles

Après un démarrage réussi, un type d’eau complètement différent les attend. Sous la surface se trouve une immense forêt inondée. Des arbres et des souches sont dispersés à grande distance dans l’eau et certains spots intéressants sont à plusieurs centaines de mètres du bord.

Pour Samir, ce type de pêche en bateau est un terrain connu. Claire découvre ici pour la première fois la pêche en bateau dans des conditions très encombrées.

Le matériel est donc renforcé. Samir passe à un hameçon taille 4 Wide Gape Long Shank. Il continue d’utiliser des Multi Rigs, mais ajoute aussi son rig blowback de confiance.

Ce rig lui a donné au fil des ans beaucoup de confiance pour cibler les grosses carpes. L’appât de l’hameçon se compose notamment d’une grosse noix tigrée avec un petit morceau d’appât visible.

Placer des rigs à plusieurs centaines de mètres du bord

Sur ces grands plans d'eau, on pêche à des distances rarement pratiquées par les carpistes néerlandais. Plusieurs rigs sont posés entre environ 250 et 370 mètres du bord, tout près d’anciennes lignes d’arbres et de structures de fond intéressantes.

Le sondeur joue un rôle important. Samir cherche des trous, des zones plus dures, des zones plus molles et des transitions entre différents types de fond.

Un endroit remarquable est une sorte de cratère entre les arbres inondés. La rig n'est pas simplement posée au milieu des obstacles, mais à un endroit où la probabilité de touche est combinée à une possibilité réaliste de sortir la carpe en toute sécurité des arbres.

Maintenir la ligne à l'écart des obstacles.

Après une carpe perdue, la méthode est à nouveau ajustée. La ligne avait passé par des obstacles sous l'eau, ce qui a finalement coûté le poisson.

Samir fabrique alors un guide-ligne improvisé avec un long bankstick. Il est fixé en hauteur sur un arbre, ce qui permet de garder une grande partie de la ligne principale hors de l'eau.

Cela donne à une carpe ferrée beaucoup moins d'occasions d'emmener directement plusieurs arbres ou branches avec elle.

La solution est simple, mais c'est exactement le type d'adaptation que cette pêche exige. Il n'est pas toujours nécessaire de changer la rig elle-même. Parfois, la différence réside dans la façon dont la ligne entre la canne et le montage glisse dans l'eau.

Une grosse carpe africaine sortie de la forêt inondée.

Les ajustements portent leurs fruits. À une distance extrême, Samir reçoit une touche depuis une ouverture entre les arbres inondés.

Le poisson touche à nouveau un obstacle, mais en naviguant rapidement avec le bateau vers le poste et en mettant de la pression sur la ligne, il finit par se libérer.

Vient ensuite le moment pour lequel ils sont venus : une puissante et grosse carpe africaine glisse dans l'épuisette.

Pour Samir, c'est à ce moment-là la plus grosse carpe du voyage. Ce n'est pas seulement la taille qui rend cette prise exceptionnelle. C'est surtout la manière dont le poisson est capturé — à des centaines de mètres, au milieu d'une forêt complètement inondée — qui en fait une véritable prise d'aventure.

La faune ici n'est pas un simple décor de fond.

Pêcher la carpe en Afrique du Sud, c'est faire partie d'une nature totalement différente. Les animaux sauvages ne sont pas seulement de beaux décors pour le film, ils déterminent parfois littéralement la sécurité de votre pêche.

L'équipe observe entre autres des hippopotames, des crocodiles, des éléphants, des lions et plusieurs serpents. Dans l'un des camps, une grande mamba noire est aperçue à proximité. Les pêcheurs locaux réagissent immédiatement avec sérieux et rappellent à Samir et Claire que les sacs de couchage, les sacs et les coins sombres doivent être vérifiés chaque soir.

Plus tard, on découvre même qu’une tarentule babouin a passé plusieurs jours dans la bivvy.

Le film montre clairement que l’accompagnement local va bien au-delà de savoir où nagent les carpes.

Tous les plans d’eau fantastiques ne produisent pas forcément une carpe.

Une des destinations les plus particulières du voyage se trouve au cœur de l’Afrique. L’eau est quasiment vierge, entourée d’un paysage impressionnant et, selon les infos disponibles, abrite de grosses miroirs.

Pour Samir et Claire, c’est exactement le type d’eau qu’ils aiment : pas de postes aménagés, peu de monde et beaucoup de facteurs inconnus.

Pourtant, ils ne parviennent pas à prendre une carpe ici.

Ils cherchent avec le bateau et le sondeur, trouvent des différences de profondeur intéressantes et se déplacent vers une zone où le vent est plus favorable. Mais avec seulement quelques nuits de pêche, le puzzle ne se complète pas à temps.

Étonnamment, ils considèrent malgré tout ce plan d’eau comme l’un de leurs préférés du voyage. Cela en dit long sur le film. Le succès ne se mesure pas qu’en kilos de carpes.

Les poissons visibles valent de l’or.

Sur un autre plan d’eau, Samir et Claire voient plusieurs carpes sauter. Ils décident de poser les montages à la distance et à la profondeur où les poissons se montrent.

Une de ces cannes déclenche tôt le matin et rapporte une belle carpe de 30 kilos.

Quand Claire perd un poisson dans un obstacle, ils déplacent le montage de quelques mètres. La profondeur reste la même, mais la présentation est éloignée de la structure la plus dangereuse.

Plus tard dans le voyage, les carpes qui sautent restent l’indication principale. Même à plus de 500 mètres, les cannes sont déplacées dès que les poissons apparaissent clairement ailleurs.

Cela confirme une règle simple : une carpe visible donne souvent des informations plus précieuses qu’un poste qui semble parfait sur le papier.

L’eau profonde continue de produire.

Sur différents plans d’eau, l’eau plus profonde forme à nouveau un schéma. Une prise à 10 mètres de profondeur incite à déplacer les autres cannes inactives à une profondeur similaire.

De nouvelles touches suivent presque immédiatement.

Cela ne signifie pas que les carpes nagent toujours en profondeur. Au contraire : la profondeur gagnante change plusieurs fois au cours du séjour. L’important est que Samir et Claire ne s’accrochent pas à une seule idée.

Lorsque plusieurs prises indiquent la même profondeur, on s'appuie dessus.

Appât à hameçon plus gros pour cibler les carpes plus petites

Sur un des plans d’eau, ils ont beaucoup d’action, mais une grande partie des prises sont des petites carpes. Samir décide alors de faire une présentation visiblement plus grosse.

Il utilise comme base une petite pop-up autour de laquelle plusieurs noix tigrées sont montées. Cela forme un cluster d’environ 30 millimètres sur un blowback rig avec un cheveu extra long.

L’idée est de présenter un morceau de nourriture beaucoup plus gros, moins facilement pris par les petites carpes.

La tactique ne donne pas le résultat espéré, mais c’est justement ce qui la rend intéressante. La pêche sélective reste un terrain d’expérimentation. Un ajustement théoriquement bon ne garantit jamais que la carpe suivra la même logique.

La dernière destination : plus de 500 mètres du bord.

Les quatre dernières nuits se pêchent sur un grand réservoir en bordure du parc Kruger. Ici, la pêche à distance atteint un nouveau palier.

Presque toutes les cannes sont à plus de 500 mètres du bord.

Depuis le bateau, on cherche les bandes de graviers, les transitions et les structures rocheuses. Les rigs sont placés avec une précision extrême et pêchés avec de petites quantités d’appâts.

Après une nuit calme, Samir a une touche. Avec Claire, il se dirige vers le poisson qui finit par être mis au sec dans l’épuisette. C’est une grosse carpe africaine qui montre encore une fois que toute la recherche et le positionnement précis sont indispensables.

Ajuster jusqu’à la dernière nuit.

Même avec une seule nuit restante, on ne joue pas la sécurité. Les cannes non productives sont retirées et les rigs réajustés.

Samir revient même à une présentation qui avait déjà fait ses preuves plus tôt dans le voyage : une noix tigrée combinée à une petite boilie sur une présentation à la Ronnie.

Cela illustre comment un long voyage devient finalement un immense apprentissage. Les résultats du premier plan d’eau peuvent redevenir pertinents trois semaines plus tard.

Toutes les observations deviennent partie intégrante d’une boîte à outils toujours plus grande.

Une miroir entièrement écailleux de 50 livres pour une fin hors du commun.

Le dernier matin, le film connaît un dénouement presque incroyable.

Une carpe a discrètement pris un rig, a nagé autour d’un obstacle submergé puis a tiré à travers une autre ligne principale. Au début, l’équipe pense qu’une autre canne donne une touche.

Depuis le bateau, on comprend enfin comment les lignes se déploient réellement. La bonne ligne est finalement suivie à la main et au bout, c’est une miroir entièrement écailleux d’exception qui se révèle.

Le poisson pèse 22,8 kilos, environ 50 lb, et selon les hommes, il fait partie des plus grosses carpes miroirs capturées depuis longtemps sur ce plan d’eau.

Après trois semaines de voyage, de capots, de déplacements, d’obstacles, de poissons perdus et de rigs lancés sans fin, cette prise constitue une conclusion appropriée.

Que peut apprendre un carpiste de ce film ?

Sous toute cette faune, ces paysages et ces moments spectaculaires se cache une quantité surprenante de savoir-faire pratique en carpe.

La première leçon est de garder confiance dans le matériel éprouvé. Samir ne change pas de modèle d’hameçon ou de rig sans raison. Ce n’est que lorsqu’une situation spécifique l’exige que le matériel est adapté.

La deuxième leçon est que la profondeur peut être extrêmement importante. Plusieurs fois, un déplacement de moins d’un mètre change complètement le résultat.

De plus, il est important d’examiner de manière critique les cannes inactives. Un rig qui ne donne aucun signe de vie pendant deux jours ne mérite pas automatiquement un troisième jour. Utilisez les shows, les prises, les images du sondeur et les expériences d’autres pêcheurs pour prendre de nouvelles décisions.

Et peut-être le plus important : ne posez pas votre rig uniquement là où il semble y avoir le plus de carpes. Réfléchissez aussi à ce qui se passe après avoir ferré un poisson. Sur des plans d’eau remplis d’arbres, de cailloux et d’autres obstacles, une position un peu moins spectaculaire mais plus sûre est souvent le meilleur choix.

Plus qu’un film de carpe

Ce qui rend cette vidéo particulière, c’est que les carpes ne sont finalement qu’un élément de l’histoire.

Samir et Claire vivent des safaris, parcourent des heures à travers des paysages totalement différents, dorment au milieu des animaux sauvages et rencontrent des carpistes sud-africains qui partagent leur savoir et leur expérience.

Il y a des moments où tout réussit et d’autres où des jours de travail ne rapportent rien. Une canne est perdue dans quatre mètres d’eau et retrouvée de manière presque miraculeuse. Un éléphant provoque un chaos total lors d’un safari et l’un des plans d’eau les plus sauvages du voyage ne donne aucune carpe.

C’est justement cette combinaison qui fait de cette vidéo Fox plus un film qu’une simple session de pêche.

Le dernier message résume parfaitement l’aventure. Une session de pêche à la carpe réussie ne se mesure pas seulement au poids du plus gros poisson. Parfois, l’ampleur même de l’aventure compte bien plus.

Et s'il y a une vidéo qui illustre cela clairement, c’est bien ce voyage de trois semaines de Samir et Claire à travers l’Afrique du Sud.

About the author

Maarten Snoek

Maarten Snoek

Entrepreneur

Maarten est l’un des deux fondateurs de CarpeCentre. Avec une formation en informatique et une passion pour la pêche à la carpe, il allie technique et connaissance approfondie des produits.

Il est responsable de tout ce qui se passe en coulisses, du site web aux systèmes intelligents, et développe depuis près de 15 ans des appâts de haute qualité sous la marque CC Solution Boilies.

Dernière mise à jour: 17 Aug 2026

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